La production industrielle d’insectes se structure rapidement en France, portée par des acteurs pionniers comme Ynsect (scarabée Tenebrio molitor) et Innovafeed (mouche Hermetia illucens). Un marché encore jeune, mais dont le potentiel est considérable, notamment pour la nutrition animale.
Un écosystème économique en structuration
Le cadre réglementaire évolue progressivement pour accompagner cette filière. Depuis 2017, l’Union européenne autorise les protéines d’insectes en aquaculture, et la réglementation « Novel Food » (2018) clarifie le statut de ces nouvelles ressources. Les producteurs déploient par ailleurs des sites industriels de haute performance, souvent intégrés à des écosystèmes agricoles et industriels existants.
Des atouts nutritionnels et environnementaux
Les protéines d’insectes constituent une alternative pertinente aux farines de poisson en aquaculture, avec de bons résultats sur la croissance et la santé animale. Leur modèle de production est circulaire : les insectes valorisent des coproduits de l’industrie céréalière, et leurs déjections (frass) peuvent être utilisées comme fertilisant, contribuant à réduire l’empreinte carbone de la filière.
Quelles perspectives pour l’alimentation humaine ?
Encadrée par la réglementation « Novel Food » et l’évaluation de l’EFSA, l’ouverture à l’alimentation humaine se dessine, d’abord sur des marchés spécialisés (compléments alimentaires, nutrition sportive, snacking). Un débouché complémentaire pour une ressource aux nombreux atouts.
Article issu des publications de Protéines France (2020), repris et reformulé.






