Les 1er et 2 juillet, plus de 120 acteurs de la bioéconomie se sont réunis à UniLaSalle Beauvais à l’occasion des 24H de Bioeconomy For Change (B4C). Pendant deux jours, industriels, start-up, chercheurs, investisseurs et partenaires ont partagé leurs visions, leurs projets et leurs retours d’expérience autour d’un même objectif : accélérer le développement d’une bioéconomie compétitive, durable et souveraine.

L’innovation ne suffit pas : la collaboration est la clé
Au fil des ateliers, des conférences et des rencontres B2B, un message s’est imposé : la transition vers une économie biosourcée ne pourra pas reposer sur une innovation technologique isolée. Elle nécessitera des coopérations solides entre les différents maillons de la chaîne de valeur, depuis la production agricole jusqu’à l’industrialisation et au financement des projets.
Les échanges ont mis en lumière des domaines d’innovation particulièrement dynamiques : protéines végétales, biotechnologies, fermentation, microbiote, intelligence artificielle appliquée aux sciences du vivant, matériaux biosourcés ou encore régénération des ressources. Autant de technologies qui ne prendront pleinement leur essor qu’à travers des marchés structurés, des expérimentations industrielles et des investissements adaptés au passage à l’échelle.

Des entrepreneurs qui façonnent la bioéconomie
Les pitchs d’entreprises ont illustré cette diversité, avec des projets ambitieux portés notamment par INTACT, Circul’Egg, WAYS, DatumLocus, Agri Lab Leverage ou encore reNature. Malgré des approches très différentes, toutes poursuivent une même ambition : mieux valoriser les ressources biologiques, réduire la dépendance aux ressources fossiles et construire des filières industrielles plus résilientes.
La conférence de Sébastien Abis a également rappelé les enjeux stratégiques de la bioéconomie. Sa formule, « Pour sortir du pétrole, il faut plus d’agricole », résume parfaitement les défis à relever : souveraineté alimentaire et industrielle, compétitivité, sécurité d’approvisionnement et réindustrialisation européenne sont désormais étroitement liés au développement des filières biosourcées.
Un remerciement particulier à Bopro, sponsor de cette édition, pour son engagement en faveur de projets durables liés à la bioéconomie.







