Skip to content

Partagez
cet article

La Bioéconomie : agir maintenant pour la biodiversité et réinventer notre monde contemporain

Biodiversité

La 16ème Convention des Nations Unies sur la diversité biologique se tient actuellement à Cali, en Colombie. Plus de 190 délégations et 14 chefs d’État sont accueillis dans l’un des pays les plus riches en biodiversité. Cette biodiversité, mise sous pression par le changement climatique, constitue également une des solutions essentielles pour y faire face grâce aux services écosystémiques qu’elle rend. Elle est l’une des plus grandes richesses de notre planète et joue un rôle fondamental dans notre développement.

Pendant 12 jours (du 21 octobre au 1er novembre 2024), les parties prenantes devront proposer des actions pour concrétiser les engagements pris dans le cadre mondial de la biodiversité adopté lors de la COP 15 à Kunming-Montréal en 2022. Ce cadre repose sur quatre grands objectifs : 

  • la conservation
  • la gestion durable
  • le partage équitable des ressources
  • la mobilisation des financements nécessaires.
L’objectif est ambitieux : d’ici 2030, protéger au moins 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines, et restaurer 30 % des écosystèmes dégradés. Un défi de taille, sachant que l’humanité continue de consommer les ressources de la planète à un rythme de plus en plus rapide.

La bioéconomie : une voie pour vivre en harmonie avec la nature et prendre conscience de sa valeur

Agir pour la biodiversité c’est faire le choix d’investir dans la nature et impulser une nouvelle vision de la relation entre l’économie et les ressources naturelles, invitant à adopter de nouveaux modèles de production, de consommation, de nouvelles habitudes. C’est ce que propose la bioéconomie : Une économie régénératrice qui préserve et restaure la nature avec une vision écosystémique.
 
La bioéconomie repose sur la valorisation de la biomasse, une ressource renouvelable. Elle englobe l’ensemble des activités de production et de transformation de ces ressources – qu’elles soient agricoles, forestières, ou aquacoles – ainsi que les coproduits, de manière durable. Ces ressources nous fournissent tout ce dont nous avons besoin au quotidien : alimentation, matériaux, produits du quotidien, cosmétiques, et même énergie. La transformation de la biomasse dans ces divers secteurs représente une opportunité significative de création de valeur pour les exploitations agricoles et les entreprises.
 
Le potentiel de la bioéconomie est immense. Le Forum mondial de la bioéconomie évalue actuellement sa valeur à 4 000 milliards de dollars, et certaines projections indiquent qu’elle pourrait dépasser 30 000 milliards de dollars d’ici 2050. En créant de la valeur ajoutée à partir de biomasse locale, dans le respect des limites planétaires, la bioéconomie est un vecteur de réindustrialisation et porteuse de progrès social, offrant des solutions durables aux défis environnementaux et sociétaux actuels.

La préservation de la biodiversité une levier économique majeur

La bioéconomie et la biodiversité sont profondément interconnectées, la biodiversité jouant un rôle central dans le développement de la bioéconomie. En retour, la bioéconomie propose des solutions pour protéger et restaurer la biodiversité, notamment à travers le développement de biointrant pour une agriculture régénératrice, la gestions des sols, des solutions de stockage de carbone dans les sols, le développement de nouvelles technologies. De plus, elle valorise l’utilisation intégrale des plantes, en transformant les résidus en matériaux biosourcés ou en bioénergies, réduisant ainsi les déchets et la pression sur les ressources naturelles. Les alternatives alimentaires, telles que les protéines végétales ou issues d’insectes, contribuent également à diminuer la déforestation et la destruction des habitats naturels. Enfin, la bioéconomie permet de créer des solutions énergétiques plus propres et renouvelables, comme les biocarburants, qui aident à limiter les émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur les écosystèmes, favorisant ainsi la préservation de la biodiversité.

 

Néanmoins, la bioéconomie doit résoudre les tensions entre croissance économique et durabilité. Le développement d’une bioéconomie performante et résiliente nécessite une approche intégrée, qui repose sur des politiques de soutien, des directives en matière de commerce et d’investissement. Il s’agit de créer un écosystème favorable aux partenariats commerciaux, à la recherche, à l’innovation, à la réglementation et au financement public, afin de rivaliser avec les alternatives conventionnelles à forte empreinte carbone. À l’instar de l’Union européenne, qui a fait de la bioéconomie un pilier de ses politiques, certaines régions françaises, telles que le Grand Est, les Hauts-de-France et la Normandie, l’ont également intégrée dans leurs stratégies de développement régional.
 
 
Il reste du chemin à parcourir, avec la nécessité de créer des synergies à l’échelle locale et internationale pour maximiser l’impact de ces initiatives.

💡Envie d’aller plus loin ? Découvrez B4C et ses cinq communautés thématiques : Bioresources, Food & Feed, Bio-based Materials, Bioenergies, et Biobased Molecules & Processes. Ces communautés rassemblent plus de 500 acteurs de la bioéconomie et offrent un cadre idéal pour collaborer, innover, et concrétiser vos projets. Avec 350 projets accompagnés et plus de 50 événements chaque année, B4C met à votre disposition un réseau puissant et des services personnalisés pour accélérer votre développement.

Nos derniers articles